Humeur

It was long overdue!

By juillet 3, 2022No Comments

J’avais envie de faire un bilan de l’année scolaire, car j’ai toujours eu l’impression d’être à l’école de septembre à juin. Je n’y ai jamais trop réfléchi mais j’y vois là un lien avec l’enfance. Et puis, j’aime bien ce que je ressens quand arrive l’été, comme si c’était ma chance de lâcher-prise pour de vrai, comme si mon coeur devenait plus léger lui aussi, et comme si c’était le moment de m’écouter.

Bref, j’aime les bilans.

Septembre & octobre

On a eu les clés de l’appartement pour notre association Le Bercail, ça a pris un peu de temps pour tout préparer mais ça s’est fait assez simplement. Les travaux et l’aménagement ont demandé de l’énergie et beaucoup de bonne humeur. Ça en valait la peine parce qu’on s’y sent bien et qu’on a un joli jardin même si il s’apparente plus à une jungle en ces jours d’été. Sinon en octobre, j’ai enfin fait le dernier stage requis pour mon BAFD, les journées étaient intenses mais jamais ennuyeuses.

Novembre

Et puis est arrivé novembre, un mois chargé émotionnellement. J’ai passé mon week end d’anniversaire avec des copines à Rome et je m’en veux de n’avoir rien mis à ce sujet sur le blog mais j’avais mon livre qui sortait d’impression et je me suis faite aspirer dans une spirale qui m’a quand même donné le tournis pendant un moment. Et aussi, en novembre, je devais partir à Montréal mais j’ai dû annuler car je devais régulariser ma situation en mettant fin, d’abord, à ma résidence permanente. J’ai géré ça aussi bien que j’ai pu mais j’ai surtout beaucoup pleuré parce que je n’aime pas les ultimatums et que j’ai trouvé ça injuste et cruel. Call me drama queen.

Alors, voilà. J’ai terminé 2021 de manière étrange. Je n’étais plus trop certaine de savoir qui j’étais, et puis j’étais prise d’anxiété, de doutes et j’ai réalisé qu’il était temps de régler ces émotions conflictuelles et de retrouver ma lumière.

Janvier

C’est comme ça qu’en janvier, j’ai commencé une thérapie EDMR. Et là encore, j’ai beaucoup pleuré. On a abordé mes traumas, les trucs non réglés et j’ai expliqué à ma psy à quel point c’était fatiguant d’être une personne entière, parce que je vivais tout intensément, que je faisais rarement les choses dans la demie-mesure, que je ne revenais jamais en arrière, elle m’a dit de ne pas être si dur avec moi-même, que c’était éprouvant d’être hypersensible. Oui, ça l’est. Mais j’étais contente qu’elle me le dise. J’avais besoin de l’entendre. Cette hypersensibilité, ce n’est ni une anomalie ou un défaut de fabrication. Mais je ne vous cache pas que je l’assume que depuis récemment. Quoi qu’il en soit, cette acceptation a crée un changement positif en moi, une envie d’harmonie et d’apaisement dans mon quotidien. Sinon, sur une note plus légère, le dernier week end de janvier, je suis partie à Troyes avec mon amie Marlène et on a ri, on a dormi dans un hôtel avec des étoiles et si je n’avais pas été sur un début de rhinopharyngite, on aurait certainement fait plus de choses mais la fièvre a eu raison de moi. C’est moche, I know.

Février

Février a été le mois du love. Marjorie, présidente de l’agence Double Monde m’avait envoyé un mail pour savoir si je souhaitais participer à son podcast Quarante et comme j’aime rencontrer de nouvelles personnes et briser le train-train du quotidien, j’ai été à Paris pour raconter mon parcours et dire à quel point j’en avais marre des injonctions vider mon sac. En discutant, on s’est rendues compte que l’on avait vécu en même temps à Toronto, quand on dit que le monde est petit, ce n’est pas une blague. Vu que j’étais sur une bonne lancée à dose de yolo, j’ai acheté mes billets d’avion pour les USA cet été. Deux ans que j’attends ce voyage, et comme ça fait longtemps que je ne suis pas partie un mois, j’ai l’impression de m’expatrier à nouveau. I wish.

Mars

En Mars, j’ai fait ma première séance de dédicace pour mon livre au Pop Women Festival organisé à Reims. J’ai vendu quelques exemplaires et surtout, j’ai échangé avec un tas de personnes différentes, pis last but not least, j’ai rencontré Pénélope Bagieu et j’ai eu le droit à un autographe, j’étais un peu sans dessus dessous parce que c’est pas rien quand même vu que je suis méga fan. Un autre moment important dont je suis fière, c’est la création officielle de notre asso le 8 mars et dont je suis présidente, bon la hiérarchie on s’en fout, moi ce qui me touche c’est la confiance qui m’est accordé.

Avril

Je suis partie quelques jours avec des collègues à l’île de Ré pour avoir une vision de ce qui était envisageable pour la colonie de vacances qui est proposée là-bas. J’ai décidé d’y être directrice pendant 12 jours l’été prochain, travailler près de la mer, what else ?

Mai

Mai, oh la la, mai a été un peu douloureux. J’ai reçu par mail le courrier pour m’annoncer que je n’étais plus résidente permanente du Canada et même si je savais bien que l’ambassade ne m’appellerait pas pour me le dire de vive voix, cette froideur administrative a terni ma journée. Mais au moins, je vais pouvoir y aller en vacances.

Juin

En juin, la vie s’est accélérée, ma copine Luz de Toronto est venue me rendre visite, et on est parties quelques jours en Italie dans les Pouilles.

On ne s’était pas vues depuis trois ans alors c’était fou, on a rattrapé le temps perdu, on a parlé de politique, garçons, du Canada bien sûr, et de l’avenir .

Elle m’a dit en avoir marre de Toronto, je lui ai dit que j’étais lassée de Reims. Du coup, on s’est imaginé en train de déménager dans un endroit qui nous fait de l’oeil. Elle c’est la Nouvelle-Zélande, moi c’est l’Allemagne du nord ou les Pays-Bas. Oui, il n’est pas interdit de rêver.

Entre tout ça, j’essaie de vivre l’instant présent, mais c’est pas toujours facile facile parce que j’ai aussi besoin d’avoir des projets et du coup, je me mets à réfléchir à un milliard de trucs en même temps et bien souvent, j’aime mettre ça sur le fait que je suis un signe de feu et que donc, ce n’est pas vraiment ma faute à moi. Mais plutôt celle de l’univers.

Voilà. Bien qu’il ne soit pas si mal ce bilan, je suis tout de même passée par un roller coaster d’émotions, tantôt positives, tantôt négatives, mais selon les guidances spirituelles que j’ai écoutées, la lumière est au bout du tunnel. Finger crossed.

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