J’instagramme, donc je suis ?

Crédit photo : Anne Lemaître

Est-ce que parce que tu fumes tu es ? Non. Et bien c’est pareil, là. Sauf que tu n’emmerdes personne avec ta fumée. Au pire, tu embêtes tes voisins de table qui aimeraient bien manger avant que ça ne refroidisse.

Faut que je te dise, Instagram, j’ai un peu ça dans le sang. Mais attention, je ne suis pas une connasse d’instagrameuse qui fait l’éloge des régimes draconiens, qui montre sa tronche à tout va ou celle de son mec. Bon, en même temps, j’en n’ai pas. Mais si j’en avais un, je ne le ferais pas. Tu peux me croire sur parole.

J’aime Instagram parce que j’aime la photo. Simple, basique. (j’aime Orelsan aussi) C’est très subjectif tout ça mais avec une jolie photo, je m’évade et ça stimule mon esprit. Ça ne m’empêche pas d’être bien ancrée dans la réalité, je ne vis pas par procuration. Et c’est pas parce que j’utilise beaucoup ce réseau social, hein, que je deviens asociale comme une ado de 15 ans au contact des gens. Je sais faire la part des choses. 

Parce que bon, mon fil d’actu n’est pas le cours de ma vie. Ce ne sont que des instants, choisis.CHOI-SIS. J’insiste, c’est important d’en avoir conscience.

Certains trouvent qu’ IG prône de plus en plus la vie parfaite, Alors d’abord, tout dépend qui tu follow. J’adore les jolis comptes, qui envoient du rêve, parce que pour voir du moche, je n’ai qu’à allumer la télé. Bref, sans intérêt. Je préfère commencer mes journées enveloppée de positivisme. Et ça, mes braves gens, ça passe aussi par les images.

D’un autre coté, il est clair que si tu vis dans le péché, c’est-à-dire dans l’envie et la jalousie, oublie instagram tout de suite. Ou tu ne t’en sortiras pas vivant(e). Parce que tu deviendras inévitablement haineux/se: contre tous ces influenceurs qui te donneront envie de partir en voyage tous les jours, de refaire la déco de chez toi toutes les heures et de magasiner de manière incontrôlée.

(Non, ça ne sent pas le vécu, je me porte bien. Merci.)

Comme tout réseau social, il est à utiliser avec du recul. Surtout quand il s’agit de ton compte perso. Y a pas mort d’hommes si tu n’as pas de « likes » ou peu de « followers », ça ne fait pas de toi un(e) looseur/se. Et puis la concurrence est rude, encore plus dans le monde virtuel. Donc, keep calm and read a book

Je me demande même si on ne devrait pas instaurer des journées sans instagram, juste pour voir si la terre s’arrêterait de tourner. Une journée que l’on ne pourrait pas relayer en live. Ou l’on comprendrait enfin que le moment présent se vit quand même mieux quand on est déconnecté.

Mais bon, seulement 24 heures. J’ai un Latte art à prendre en photo.

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