0
Mood

Du ciel bleu, des soirées d’été et des envies d’échappées.

By June 13, 2021No Comments

Alors voilà, on n’a pas eu de printemps, mais l’année 2021 a décidé d’être pleine de rebondissements. Après avoir eu froid tout le mois de mai, on a eu chaud d’un seul coup, et c’est comme ça que l’été s’est (déjà) installé, en même temps que le Covid s’en est allé. Je sais bien que je parle un peu trop vite en disant ça mais je n’ai pas vraiment envie de peser mes mots, surtout après la lourdeur de cette pandémie. Faisons comme si c’était derrière nous. Au moins le temps de l’été, on a bien mérité une autre trêve estivale.

La vie a donc repris son cours, mais au début je ne savais plus trop comment faire, et je ne  fais pas parti de ces gens qui se sont rués en terrasse le premier jour de réouverture parce que j’aime m’y installer quand le ciel est bleu. Alors j’ai attendu un petit peu, j’étais plus à ça près de toute façon, et puis j’aime vraiment pas la pluie. Et j’aime pas non plus les terrasses trop bondées, celles ou on s’entend pas parler et au goût de cigarettes. Je ne sais pas, peut-être que je suis devenue un peu sauvage, mais moi là…

 ce qui me fait surtout envie,

c’est une soirée entre ami.e.s dans le jardin,

sentir l’odeur du barbecue et regarder le ciel se coucher.

mais évidemment, ça fait bien plaisir aussi de se retrouver autour d’un verre en dehors de chez soi et de reprendre les discussions là ou on les avait arrêtées y a un an. C’est long un an. Et même si j’ai été forcée de m’installer dans une certaine routine étouffante, ma vie elle,  ne s’est pas mise sur pause. En bref, je quitte un collectif pour en former un autre, j’anime un débat sur la perception du corps de la femme lors d’un festival début août et je sors un livre en septembre. Les évènements majeurs m’ont toujours donné le tournis, sûrement par peur de ne pas être à la hauteur et parce que ce n’est jamais vraiment facile de lâcher complètement prise. Et puis bon, je n’ai jamais aimé les transitions. Jamais. Du coup, ça me donne envie de partir loin pour respirer un autre air, c’est pour ça que…

ce qui me fait terriblement envie,

c’est de me fondre dans un autre pays,

une autre culture, un univers différent du mien.

 

Y a des gens qui n’ont pas besoin de partir, moi c’est un cri du coeur et du corps et en ce moment j’ai l’impression de m’éteindre à petit feux, alors je passe beaucoup (trop) de temps sur les applications de voyages et je m’organise tout un séjour dans ma tête en m’imaginant sur place, ça m’aide à tenir le coup et tant pis si je passe pour une folle. M’enfin, y en a quand même un qui va se réaliser puisqu’avec une amie, on part en Italie du Sud les 10 derniers jours de juillet, à moi les spritz et la dolce vita.

Partir, même un peu, n’a jamais été une fuite, à part celle peut-être de m’échapper de mon quotidien et  en fait, c’est surtout ma façon de mieux gérer mon trop plein d’émotions, mes doutes, mes remises en question, de réveiller ma flamme intérieure et de garder l’esprit ouvert. J’ai souvent été à l’inverse de beaucoup de gens, moi, c’est rester trop longtemps dans ma zone de confort qui me fait perdre l’équilibre parce que je trouve ça effrayant de me contenter de ce que je connais déjà alors qu’il y a tant à apprendre. Des autres. Du monde.

Et quand je me sens comme ça, y a une chanson que j’écoute tout le temps, c’est une chanson qui m’a accompagné à chacun de mes grands départs et retours, c’est comme un rappel, celui de toujours m’écouter.

« Rester serait mourir un peu,
Rester serait comme une sorte de désaveu
Mais partir, c’est recouvrer ses sens,
C’est comme une seconde renaissance
Et quand je n’en pourrais plus
Je viendrai me ressourcer.

Je suis bien trop orgueilleux.
Rester serait comme une sorte de désaveu
Mais partir, c’est recouvrer ses sens,
C’est comme une seconde renaissance
Et quand je n’en pourrais plus
Je viendrai me ressourcer.
Et quand je ne serai plus
Sûr je savoir qui je suis,
J’irais arpenter tes rues. »

Tété, Me ressourcer.

Prenez soin de vous. Suivez vos envies. Et surtout vos folies.

Leave a Reply