Voyages

Un été américain, la Californie baby 2/2

By septembre 18, 2022No Comments

AAAAAAAAH la Californie, c’est un état pas comme les autres, qui a beaucoup de villes qui commencent par « San », qui (en général) est gâté par le soleil, qui compte presque autant de surfeurs.es. que d’habitants, et qui met en avant un mode de vie plutôt chill.

Par contre, il est touché de plein fouet par l’inflation, et les prix sont incroyablement élevés, préparez-vous à payer vos verres de vins, cocktails etc. à 14$ +taxes + tips (18%) et je ne vous parle pas des plats au restaurant ( je me remets doucement des pâtes à 25$ +taxes + tips ), donc oui, les Etats-Unis en ce moment, c’est méga méga cher.

Et avant que j’oublie, pour l’anecdote (si je ne la raconte pas, je vais en entendre parler), dans le vol Portland-SF, j’étais assise à côté d’un américain cute et nice qui nous a filé plein de choses à faire le long de note voyage, mais on a suivi aucune de ses indications parce qu’on avait un timing serré. Yeah, busy girls.

 

Mon avis

Si c’était à refaire, et que j’avais été seule, je serais restée une nuit de plus à San Francisco (même si c’était hors de prix), à Santa Cruz aussi et je n’aurais pas du tout loué de voiture, j’aurais fait Big Sur de Monterey avec un bus qui s’y rend (« you can catch this bus around 10:20 at the Bus Transit area in downtown Monterey. This 22 Big Sur Bus is cheap and it takes you all the way into the Big Sur« ) et ce, même si j’avais été limitée en stop, ensuite, j’aurais pris le train pour me rendre à San Luis Obispo où j’aurais passé deux jours plutôt qu’un, et je ne me serais pas arrêtée à San Luis Capistrano, je serai allée directement à San Diego de Santa Barbara. Il faut savoir que les trains ne sont pas chers et hyper confortables, alors si comme moi, vous n’êtes pas fan de la location de voiture, c’est ce que je vous recommande.

PS: Sans voiture, vous ne verrez pas Google, FB, Apple et Solvang (un village « danois » aux allures de studio Disney) mais croyez-moi, vous ne ratez rien. Par contre, Palo Alto est une jolie ville, vous pouvez l’ajouter sur votre liste et vous y rendre en bus ou en train.

San Francisco, Californie

Un bout de mon coeur et de mon âme sont ancrés dans cette ville. Et finalement, je suis contente que l’on s’y soit arrêté même si au départ, ce n’était pas prévu. Parce que c’est toujours particulier de retourner dans une ville où l’on a travaillé, aimé, ri, pleuré et elle réveille en moi un tas de souvenirs qui m’enveloppent dans un espace-temps doux et joyeux.

J’aimerais toujours San Francisco. Toujours.

Evidemment, on a fait les choses à voir, on a remonté ses rues, visité ses quartiers, on a pris le bus, le street car, le cable car, on a brunché et on a carrément explosé notre budget en une soirée, comme si on travaillait à la Silicone Valley. Sauf que non. Mais on s’en est souvenu qu’après. Au moment de la facture. Oops.

Elle a été capricieuse aussi, avec son ciel gris, mais ça m’était égal parce qu’elle est comme ça cette ville, changeante, mais si jolie qu’il est impossible de lui en vouloir.

Et puis il y a eu des retrouvailles, prévues et non prévues…

Claire est une ancienne élève de l’école secondaire dans laquelle j’ai travaillé à Toronto pendant plusieurs années, et quand elle a vu que j’étais à San Francisco, elle m’a envoyé un message sur instagram pour me dire qu’elle y était aussi, du coup, je lui ai proposé de se voir, elle nous a rejointes, on a pris le cable car et on a bu un cocktail à North Beach, on ne s’était pas vues depuis 7 ans alors on était un peu émues, c’est une adulte de 25 ans maintenant, avec un bel avenir devant elle.

Miho, je l’ai aussi rencontrée à Toronto et elle est venue un week-end à San Francisco (de San Diego où elle habite) pour passer le week-end avec nous et c’est exactement pour tout ça que mes années d’expatriation comptent autant pour moi, pour ces rencontres, ces souvenirs, ces moments de vie qui me prouvent encore aujourd’hui que partir a été la meilleure chose qui me soit arrivé. Et je referais tout pareil. Sans hésiter.

Voiture récupérée, on a continué notre périple californien…

avec ses motels chers et parfois strange. On a fait quelques stops dont Palo Alto et son université bling bling, Standford. Tiphanie s’est échauffée sur la piste du stade de l’école et a touché du bout des doigts l’American dream.

Santa Cruz, mon gros crush

Santa Cruz, un vrai coup de foudre. Pour ses drôles de maison, son ambiance, sa plage, ses gens, et une des rares ville à Cali où les restaurants étaient abordables. J’ai adoré y croiser des gens de tous les âges qui se déplaçaient en skate et souvent avec une planche de surf sous le bras. Une vraie bulle d’air frais cette ville. Pas posh, juste hyper cool.

Ensuite, on est parti direction Big Sur,  la route la plus connue des Etats-Unis.

Et là, on a eu le droit à tout type de ciels et de paysages, on a vu le fameux pont, et on a roulé, roulé et roulé.

BIG SUR, et la Highway 1 (la route qui n'en finit pas).
San Luis Obispo

J’ai été bluffée par San Luis Obispo, une pépite. Jolie petite ville, vivante, colorée, aux cafés, restaurants et boutiques absolutely charming.

Ensuite, on a pris la route pour la dernière fois en voiture jusqu’à Santa Barbara, et je m’excuse d’avance pour le générique de série que vous aurez probablement en tête pendant un moment si vous êtes nées dans les années…you know.

Santa Barbara (tu me diras...)

Jolie, plutôt riche, avec un centre-ville piétonnier, une grande plage et sa voie vélo, des voitures d’une autre époque, des maisons qui font rêver, sa vue sur les hauteurs, son palais de justice que l’on peut visiter gratuitement, mais des cafés et restaurants qui ferment bien trop tôt, ce qui bouscule la soirée.

Et on a pris le train.

Avec vue sur l’océan.

San Diego, final stop

Je n’ai pas eu de coup de coeur pour San Diego, mais je l’ai trouvée intéressante quand même, j’ai aimé ses gens hauts en couleur, son quartier historique qui donne l’impression d’être dans un western (et au Mexique) et ses incroyables couchers de soleil.

Mais si cette ville ne m’a pas charmée, ses quartiers à une demie-heure d’elle m’ont complètement subjuguée, Del Mar par exemple, que nous avons eu la chance de visiter grâce à la gentillesse d’une américaine du prénom de Betsy, te donne envie d’y passer toutes tes soirées, assises par terre, dans le parc face à l’océan, c’était magique, tout comme notre dernière soirée « apéro » à Sunset Cliff qui, tu l’auras deviné, porte bien son nom.

Ah et si vous allez à San Diego, il faut absolument voir le Balboa Park ! Vous aurez un peu l’impression d’être en Andalousie mais version américaine, et puis il y a plusieurs musées dont quelques-uns qui sont gratuits. Incontournable, for sure.

THE END

Je pourrais vous donner plein de raisons qui font que l’Amérique est loin d’être parfaite mais ce que je retiens de mon mois là-bas et qui m’avait tant plu quand j’y ai habité, ce sont les rencontres au hasard d’une rue, d’un aéroport, le sourire des gens que tu croises, leur facilité à s’en foutre de ce que pensent les autres, leur engouement pour la moindre petite chose..

et c’est exactement ce dont j’avais besoin, d’un peu de légèreté, d’océan et de couchers de soleil à faire battre mon cœur très très fort.

 

See you USA.

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