Late Bloomer

Révélés sur le tard, les «Late Bloomers» ont attendu la seconde moitié de leur vie pour devenir ce qu’ils avaient toujours rêvé d’être. Le Parisien

 

J’ai toujours été à la traîne. En général, on mettait ça sur le fait que j’étais de fin d’année. Je ne sais pas si c’est une excuse valable, mais ce qui est certain, c’est que j’ai toujours eu besoin de plus de temps. Pour comprendre, pour me faire confiance, pour aimer et pour grandir. 

C’est compliqué parfois de savoir ce que l’on veut vraiment. Et puis on change, on évolue, nos goûts et centres d’intérêts différent. Je trouve ça absurde de demander à un ado ce qu’il veut faire dans la vie, parce que ça sous-entend une réponse claire et précise. Comme si tout se jouait à 18 ans. Comme si atteindre la majorité était  la réponse à tout. 

Et si à la place, on se permettait de se découvrir, d’essayer plusieurs voies, de se tromper, pour finalement se trouver vraiment, même si c’est plus tard que prévu ?

Moi, c’est ce que j’ai choisi de faire. Et depuis un moment, déjà. L’âge ne doit pas être une barrière. Nous ne sommes pas un produit de consommation. Nous sommes faits de chair, d’os et surtout d’émotions. Ce qui nous donne un pouvoir absolu sur notre vie, et le sens que l’on veut lui donner. 

Quand j’ai découvert le terme de « Late Bloomer », j’ai éprouvé un sentiment de soulagement. Parce que j’ai pu mettre des mots sur qui j’étais. Parce qu’on est nombreux et nombreuses à prendre notre temps. Et le livre de Catherine Taret «Il n’est jamais trop tard pour éclore» a été une réelle révélation. Il m’a apporté des réponses à des questions auxquelles je faisais face. C’est aussi pour ça que ce carnet est devenu mon mantra. Parce que quand j’ai des doutes, je le feuillette, et je me souviens que je ne suis pas là ou j’en suis par hasard. Que j’ai choisi un chemin qui me convenait, qui était à mon rythme, qui n’exigeait rien de moi, à part de m’écouter, et de me laisser guider par le cours du temps qui ne se mesure pas en chiffre mais en expériences. Celles qui nous forgent, nous caractérisent et nous montrent la route à prendre.

Quand on dit qu’il n’est jamais trop tard, c’est parce que c’est aussi vrai que l’on a qu’une vie. Alors à nous de faire en sorte qu’elle soit à peu près conforme à nos envies et encore mieux, nos rêves.

 

Et puis j’ai un prénom de fleur après tout, pas étonnant donc que je sois une « late bloomer ».

 

J’étais en train de grandir, de m’enrichir, de pousser comme une plante en milieu de saison. Et surtout, un jour, c’est sûr, le sens allait se révéler à moi.
J’ai retroussé mes manches, j’ai creusé pour déterrer les peurs, les croyances et les injonctions qui m’empêchaient d’avancer, j’ai semé les nouvelles graines qui allaient me faire éclore.
Il n’y a ni âge, ni sexe, ni origine, ni taille, ni poids pour être late bloomer… C’est la beauté de cette aventure.

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  1. Une expression inconnue pour moi mais qui fait son bout de chemin dans ma tête. 26 ans et toujours pas de voie précise, je rentre dans la case Late Bloomer ? 🙂