Prise de conscience

Je crois qu’on est nombreux à avoir regardé le reportage qui parlait d’Amazon, de la « fast fashion« , etc. Et je pense que c’est à ce moment-là, que j’ai eu un vrai déclic et que je me suis mis à réellement réfléchir à ma façon de consommer.

 

A une certaine époque, il n’était pas inhabituel que je dépense des fortunes chez Urban outfitters et Anthropologie *(j’ai même une carte membre), parce que tout, absolument tout (même une barrette de cheveux), y rend n’importe quel humain crazy. Et comme on y trouvait toujours un rayon solde, je vous laisse imaginer l’ampleur des dégâts.

*Je me détache de toute responsabilité suite aux éventuelles conséquences que ces liens pourraient avoir sur vous.

Sauf que.

Même si ces achats me faisaient réellement plaisir et que j’avais de quoi faire de beaux selfies miroir dans leur cabine d’essayage super canons, et bien aujourd’hui, il doit me rester quoi ? Deux-trois vêtements en tout et pour tout ? Et bien je trouve ça super dommage. 

Là je vous parle de vêtements, mais c’est pareil pour tout le reste. Y a deux ans, j’ai arrêté mon abonnement à My little box parce qu’au final, je n’utilisais pas les produits envoyés et que 16 euros juste pour des goodies, ça fait un peu mal cul, on est d’accord. 

Alors voilà, depuis quelques semaines, je suis beaucoup plus consciente de ce que j’achète. Je n’ai plus envie de dépenser à tord et à travers pour des choses dont je me débarrasserais  peu de temps après. Et ça marche, parce que j’ai réussi à mettre de l’argent de coté (pendant que mes vraies économies reposent sur mon compte canadien) (au cas ou la France partirait à vau-l’eau), et que je vais pouvoir m’offrir quelques jours de vacances au soleil. Deux fois, même. 

Je ne dis pas que je ne rentrerais plus dans une boutique mais maintenant, je fais les choses différemment. Avec plus de réflexion. Je me pose les bonnes questions avant de dégainer la carte car je ne veux plus être une « victime » de la société de consommation ou la cautionner par des dépenses inutiles. J’ai envie de faire des achats qui ont du sens et j’ai aussi envie de gérer mes sous intelligemment pour pouvoir continuer de voyager, par exemple. 

Depuis cette prise de conscience, je me sens plus apaisée et légère, peut-être parce que j’ai le sentiment d’avoir repris le contrôle sur MON pouvoir d’achat. Et sur ce que je veux, ce qui compte pour de vrai. 

 

En tout cas, même si on est jamais à l’abris d’une dérive, je vais tout faire pour maintenir ce cap. Et du coup, voir du pays. Of course.

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