One love : myself.

J’ai des copines qui n’aiment pas se regarder dans le miroir, parfois je les ai entendues dire que ça les dégoûtait. Et il existe tellement de femmes qui partagent ce sentiment, je trouve ça effrayant. Ce n’est pas que je me kiffe particulièrement, mais je pense avoir toujours eu un oeil bienveillant sur moi-même.

Et en vieillissant aussi car je n’examine pas mes rides ou d’éventuels cheveux blancs. D’ailleurs, j’ai des ami.e.s (très drôles) qui me disent que si j’utilisais l’appli Faceapp, j’aurais certainement la même tête. J’en sais rien mais je ne compte pas le faire, ça ne m’intéresse pas. Je ne suis même pas curieuse du résultat.

Pour en revenir à ce que j’évoquais plus haut, ce manque d’amour de soi, il faut y mettre un point. C’est vrai quoi les filles, arrêtez de vous flageller, c’est à vous que vous faites du mal.

Alors qui je suis pour te dire ça ? Hein ?

Une petite fille aux cheveux courts et en jogging car c’était plus pratique (bon, surtout selon ma mère), une ado aux règles tardives, à la poitrine inexistante (c’est toujours le cas) et celle que l’on n’invitait pas à danser, une adulte en devenir à la scoliose bien prononcée, et pour finir, celle d’aujourd’hui, une femme au dos toujours tordu et qui s’est mise au pilate à 40 ans parce que c’est fini les conneries. Je veux pouvoir toucher mes pieds quand je me baisse.

Ce n’est pas grave d’être trop ceci ou trop cela, ou pas « assez », du moment que tu aimes ce que tu vois dans ce putain de miroir. Et pas celui imposé par la société. Mais celui qui te convient à toi. Rien qu’à toi.

Quand j’ai habité un an en Allemagne, j’ai pris environ 8 kilos, et une fois rentrée en France, je les ai perdus fissa parce que je ne me reconnaissais pas (et que tchüss les plaquettes de chocolat milka). Et à contrario, pendant ma dernière année à Toronto, j’avais beaucoup trop maigri, j’étais descendue à 42-43 kilos, et là aussi, en rentrant, j’ai rééquilibré et retrouvé mon poids, celui qui me permet de me sentir bien.

Et c’est à toi de définir ce qui te va, et je sais que ce n’est pas facile de s’aimer pour de vrai, parce que trop souvent on regarde les autres et on se dit qu’on aimerait bien être plus comme elle, et comme elle, parce que woah-elle-dégage-un-truc, mais tu sais ce truc, c’est la confiance en soi. Tu ne le vois pas parce que tu es concentrée sur ce que l’on te dit et que l’on te montre depuis que tu es petite, car oui, Martine était bien gentille mais c’était  un personnage fictif et choisi sur des critères douteux.

Franchement, je ne m’y ferais jamais que des termes comme grossophobie existent. Et c’est ça qui devrait nous dégoûter toutes. Et pas notre image dans un miroir.

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