Ma vie 2.0

 

Parfois, je me demande si j’aurais autant utilisé les réseaux sociaux si je n’avais pas vécu à l’étranger. C’est tellement pratique de chroniquer sa vie de manière virtuelle quand on est loin de chez soi. Et ce qui m’a poussée à continuer à mon retour, c’est que j’étais loin de mon autre chez moi. Finalement, dans les deux cas, ce qui était important, c’était de garder un lien. 

On dit qu’ « une image vaut mille mots » et je suis plutôt d’accord avec ça car je suis quelqu’un qui fonctionne au visuel (j’ai quand même chialé en voyant la Place d’Espagne à Séville) et les gens que je suis sur les réseaux sociaux, je le fais de mon plein grès, personne ne m’a mis de pistolet sur la tempe. Et je ne le fais pas pour assouvir une curiosité malsaine mais plutôt pour m’évader, quelque fois, de ma propre vie. Parce que ça fait du bien. Parce qu’on en a tous besoin. 

 

 

En l’espace de trois ans, la mienne a beaucoup évolué. Je suis rentrée à Reims (bah ouais !), j’ai trouvé de nouvelles colocs ( à la Friends), j’ai passé le BAFA et je vais passer le BAFD (never too late baby), j’ai intégré les Sacrées Blogueuses (#girlpower), je suis animatrice du Conseil Municipal des Jeunes de ma ville (les jeunes c’est l’avenir) , je me suis lancée dans le Freelance ( oh yeah), j’ai rencontré un tas de nouvelles personnes (certaines sont devenues des amis)  et je sens que je vis un vrai bouleversement intérieur. Encore. Parce que oui, ça m’arrive assez souvent et c’est éreintant. Mais apparemment, c’est propre au sagittaire (oui je crois un peu beaucoup aux signes) (sauf quand ça parle amour ) (ref. ma vie sentimentale).

A un point que parfois, j’ai du mal à me suivre. Du coup, il m’arrive assez souvent de me remettre en question. A essayer de distinguer le vrai du faux. Je suis toujours authentique dans ce que je partage même si on ne peut pas réellement contrôler l’image que l’on renvoie. Et je ne cherche surtout pas à sublimer ma vie. Des moments de vide, de tristesse, j’en ai. Bien souvent je les garde pour moi, je médite et quand j’y arrive, je les confie à mes proches.

Par contre, j’ai une tendance naturelle à me méfier. C’est pour ça que l’autre jour, en regardant mes stories sur instagram, je me suis demandé pourquoi, au fond, les gens les regardaient. Pour ensuite me demander, pourquoi je les postais. Et conclure en me disant que je me prenais un peu trop la tête. Ou que j’avais peut-être besoin de faire une petite pause. Avec moi-même. Et les autres. De façon virtuelle bien sûr. 

 

Ou alors, peut-être que c’est cette période de merde délicate chez les femmes qui me rend HYPER SENSIBLE et un brin parano. Oui, y a de grandes chances pour que ça soit ça.

Enfin, je crois.

 

Crédit photo : Anne Lemaître
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