Less is more

Je sais, ça sonne comme un mantra trouvé sur une jolie photo pinterest

Mais c’est surtout que ces trois mots me résument on ne peut mieux. En fait, c’est carrément moi. Parce que j’ai appris à vivre avec pas grand chose. Bon, quand je dis pas « grand chose », je ne parle pas d’une cabane au fond des bois évidemment. 

L’autre jour, je suis tombée sur un article de blog qui m’a plu à un point que je l’ai lu plusieurs fois. Il parlait de reprendre le contrôle de sa vie, autrement dit, mon domaine de prédilection. Car oui, je suis une angoissée de la routine et donc une folle du changement. Et là, je ne te parle pas de relooking, ça serait bien trop simple pour une fille aussi chiante compliquée que moi. Non, je te parle de transformation, de mini révolution, de virage à 180 degrés. 

Quand j’habitais à Toronto, je gagnais très bien ma vie, mon salaire atteignant souvent les $3000 par mois et j’avais pas mal d’avantages en travaillant dans l’enseignement. J’avais un appartement sympa, dans un quartier cool et mon loyer mensuel (comprenant chauffage et électricité) s’élevait à $950, J’ai toujours fait le choix de ne pas avoir de voiture que je considère comme un gouffre financier, par contre, j’ai toujours été vigilante quant à mon lieu d’habitation. Près des transports, des cafés hipsters, et des rues brooklyniennes. Certains voient un versement de loyer comme une perte d’argent (nan parce qu’acheter, investir, c’est la vie paraît-il) moi je vois ça comme un gage de liberté.

Et puis j’avais les moyens. Je passais beaucoup trop de temps dans les rayons d’Anthropologie, je me suis acheté deux MacBooks (l’Apple Store, c’est un temple en Amérique), je m’offrais régulièrement de gros voyages et des verres de vins à $12 (bienvenue au Canada). J’avais la belle vie. Et je l’aimais, cette vie.

Mais un jour, j’en ai eu assez du froid, de la routine (parce que oui, ça arrive aussi aux expatriés) et j’ai décidé de tout lâcher. Je n’ai pas fait ça sur un coup de tête, j’ai réfléchi et préparé mon retour, un peu comme un Business plan. Sauf qu’il s’agissait de ma vie. Et aussi un peu de mon compte en banque.

Depuis que je suis rentrée en France, que je suis vacataire et depuis peu Freelance, mon salaire a nettement diminué. Un mois sur deux, je suis en dessous du SMIC. Alors même si je ne roule pas sur l’or, je m’en sors assez bien. Déjà, en vivant en collocation, je n’ai pas un loyer élevé, j’ai aussi réduit considérablement mes dépenses « superficielles », j’ai fait le tri dans mon dressing, j’ai revendu un tas de vêtements, j’essaie au maximum de me limiter à mon budget (tout en me faisant plaisir de temps en temps ) (faut pas déconner non plus) et surtout, je ne tape pas dans mes économies canadiennes (je me félicite intérieurement tout les jours).

Faut dire, j’ai toujours tenu mes comptes, Oui, je fais parti de ces gens-là. Ça fait peut-être de moi une obsédée de la finance, mais je m’en fous si c’est le prix à payer pour être libre. LIBRE. Parce que vivre avec moins n’a pas modifié ma philosophie de vie ou mon bien-être. J’apprends simplement à me contenter de ce que j’ai d’un point de vue matériel et sur ce qui est du personnel, rien à changer, je continue de m’enrichir quotidiennement.

Évidemment, si je pouvais gagner des millions plus ça serait le bonheur absolu mais ça va, je suis en phase avec mes idéaux. Et ça, c’est déjà formidable.

Tout ça pour dire que j’adore tomber sur des lectures inspirantes. C’est comme les bonnes rencontres, elle m’aident à trouver mon équilibre. Ce n’est pas que je l’ai perdu, c’est juste qu’au fil de mes changements de vie, il a évolué et que c’est important pour moi de ne pas l’égarer et de l’ajuster avec la nouvelle moi. 

Je vous l’avais dit, complètement too much, la fille.

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  1. Ton article est très sympa à lire et intéressant 🙂 En effet, sacré virage à 180° mais tu te plais dans ta vie, tu t’y sens bien et ça c’est quand même pas donné à tout le monde ! Des bisous 🙂

    1. Merci Anaïs ! Je marche énormément avec mes tripes alors si je sens que ça ne va plus…je prends une autre route 😉
      Bisous à toi aussi

  2. Mais Jasmin, je n’étais pas au courant de ce vide dressing, moi qui rêve de te piquer tes fringues et tes bijoux, ca aurait été l’occasion ideale ! :p

  3. Hey ! heureuse de te retrouver pour un nouveau blog avec des nouveaux articles 🙂 Et je suis d’accord, on peut être épanouie avec peu. 🙂