Je suis une badass.

Pour de vrai. Ce n’est pas juste pour vous montrer ma nouvelle coiffure.

 

Je me suis fait cette réflexion après la lecture de cet article « Succès = rêves + peur + y aller quand même », la philosophie de Jen Sincero où l’auteur affirme que « pas de compromis, pas de victimisation, pas de doute : être badass, c’est croire en soi, se le dire et se le répéter au quotidien, imaginer l’impossible tout en étant convaincu que c’est parfaitement réalisable. »

J’ai toujours été badass, même si parfois il m’est arrivé de douter ou de ne pas avoir confiance en moi. Faut dire j’ai un caractère bien trempé. Et encore plus en vieillissant. Je sais ce que je veux, ce que je ne veux pas/plus et je ne me gêne pas pour le dire.

Enfant déjà, j’étais comme ça. Ma mère disait que j’étais colérique alors qu’en fait, je ne me laissais pas faire. J’étais l’opposé de « Princesse Sarah », ce dessin animé que me mettait hors de moi. Parce qu’attention, on peut être emphatique et généreuse, sans tomber dans le nian nian et sans se faire marcher sur les pieds. L’important c’est de garder en tête trois choses : ce que l’on vaut, qu’on mérite le respect et que pour mener sa vie, on est le seul maître à bord.

A chaque fois que je me suis lancée dans de nouveaux projets incluant un changement de pays ou de professions, rien n’était certain. Je partais un peu à l’aventure en ayant un plan évidemment, mais rien ne garantissait son succès. Mais je suis têtue et même si je ne fonce pas tête baissée, j’aime prendre des risques. Et c’est justement ça qui me pousse à croire en moi, parce qu’ainsi, je n’ai pas d’autres choix que de me faire confiance.

Alors oui, ça n’a pas toujours été simple. J’ai eu des grands moments de doute, de remise en question et j’ai même touché le fond, une fois. J’ai eu une année difficile pendant que je vivais à Toronto, sur le plan personnel et professionnel (ce n’est pas parce que l’on vit à l’étranger, que tout y est toujours parfait). Certains événements douloureux me clouaient sur place, je n’arrivais pas à en voir le bout et encoure moins à avancer. Heureusement, j’étais bien entourée et cette petite voix en moi, de battante, m’a permis de remonter la pente. Il n’était pas question que je devienne spectatrice de ma vie. Alors j’ai pris mon courage à deux mains, j’ai établi un plan d’attaque et j’ai vaincu cette année wtf

C’est très important de garder confiance en soi, car si elle est ébranlée, cette confiance,  c’est tout votre monde qui s’écroule. Et personne n’a envie d’en arriver là. 

Bien souvent, j’ai l’impression qu’être badass est lié au fait d’être indépendante.

Et c’est un truc qu’on nous « reproche », à nous les femmes. Enfin, ce n’est pas dit directement, mais on le perçoit à la manière dont c’est formulé. Parce qu’être une femme indépendante ça fait peur, ça intimide. Etre une femme qui n’est pas obnubilée par la vie de famille, qui ne court pas après les garçons mais qui attend simplement celui qui n’aura pas peur, celui qui n’a pas ce besoin constant d’être rassuré quant à sa place d’homme, et bien, c’est presque « anormal ». Bref, si je vulgarise le truc, un homme indépendant c’est charismatique alors qu’une femme, elle, c’est une chieuse instable. 

Alors que NON, on est juste des meufs qui en veulent, qui ne reculent pas devant les obstacles et et qui se foutent bien du patriarcat.  Et ça ne fait absolument pas de nous des frigides sans coeur. Parce que oui, ça ne m’empêche pas de regarder toutes les semaines un épisode de 2h15 d’une série turque, juste pour l’histoire d’amour (et bon, pour l’acteur aussi).

Mais attention, en VO sous-titré en anglais. Badass quand même.

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    1. Et bien, crie-le ! 🙂
      Y a que comme ça que l’on se débarrassa de tous ces stéréotypes et autres clichés !
      #girlpower