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Confinée, mais pas déprimée.

By mai 2, 2020novembre 28th, 2020One Comment

Oops, j’ai l’impression que je n’ai pas le droit de dire ça. Comme s’il fallait mal vivre ce confinement, pour éviter de passer pour une égoïste .

Sorry but not sorry.

Chacun et chacune vit ces mois particuliers à sa façon. Et bien sûr que l’on n’est pas égaux devant ce merdier, on ne l’a jamais été de toute façon. Les inégalités sociales, les violences domestiques, la malnutrition et autres joyeusetés de ce monde merveilleux n’existent pas depuis le 17 mars 2020.  Et elles ne s’arrêteront pas à partir du 11 mai. On est dans le rouge (et pas le rouge amour) depuis un moment, déjà.

Ceci étant dit, on ne peut pas supporter sur ses frêles épaules toutes les injustices de la terre. Parce que sinon, on la quitterait sans se retourner. Sauf si vous aimez souffrir, mais là, c’est un autre problème (pensez à consulter, quand même).

En ce qui me concerne, ce confinement n’a pas affecté mon moral. Et il n’a pas changé mon hygiène de vie d’un iota. Et au risque d’attirer les foudres des rageux.ses, non, je n’ai pas grossi (ni maigri d’ailleurs) et non, je ne me couche pas à des horaires wtf parce que mon corps ne me le pardonnerait pas. Et puis, l’astuce, c’est que mon ordi (et sa recharge) ne sont plus dans ma chambre depuis le mois de janvier, et comme j’ai toujours eu un vrai réveil, mon tel est en veille, posé loin de moi. Bref, pas d’écran pour m’empêcher de dormir. C’était ma résolution 2020, je ne sais plus si ça veut dire grand chose, mais voilà, je m’y tiens. D’ailleurs, j’en avais une deuxième, celle de me mettre au Pilates. Celle-là aussi je m’y suis tenu. Quatre mois que j’en fais une fois par semaine et même si je suis loin de faire le grand écart (n’est pas Jean-Claude Vandamme qui veut), je me sens bien plus tonique et cela me donne le sentiment de rallonger mon espérance de vie, enfin, dans la dignité.

Aussi, deux points importants qui font que j’ai la banane :

  • j’ai de la chance, je suis en colocation et on a un jardin. J’en ai donc profité largement, comme si il n y avait pas de lendemain (et parce que plus de Bali cet été). Et je ne me suis pas gênée pour montrer mon bonheur de meuf confinée et bronzée sur instagram. Tant pis si je vais en enfer. De toute façon, paraîtrait qu’on y est déjà.
  • J’ai également du bol côté travail car mes activités professionnelles (free lance et direction de centre de loisirs) ne sont pas impactées. Car oui, les mercredis, avec mon équipe d’animation, on garde volontairement les enfants des soignant.e.s etc. et à vrai dire, je ne me suis jamais sentie aussi utile (je vous le précise pour que vous me détestiez moins après l’histoire du bronzage).

Par contre, je ne me suis toujours pas mise à cuisiner ou à faire ma lessive moi-même, et je le vis très bien.

Mais breaking news (au cas où des gens l’auraient oublié), ce confinement n’est pas une compétition, il n y aura pas de lot à gagner à la fin. Alors que tout le monde se détende et le vive comme il l’entend. Loin des réseaux sociaux, ou pas. Avec le smile, ou pas. Dans la procrastination, ou pas.

Gardons juste en tête que là-tout-de-suite-maintenant, notre seul vraie préoccupation doit être la santé de nos proches et des gens qui nous entourent. Et qu’après tout ça, il faudra se battre. Pour nos droits, notre système de santé, la culture, les oublié.es, pour retrouver une vie bien plus belle que celle d’avant. Une vie plus humaine et qui sait, plus saine.

 

Allez, je vous laisse, faut que je mange mes lasagnes surgelées avant mon visio-apéro. Et rassurez-vous, messieurs et mesdames, le vin acheté est local. C’est ma façon de soutenir l’économie française. C’est quand même mieux que de faire 3h de queue pour du Mac do. Pas vrai ?

One Comment

  • flou dit :

    C’est DRÔLE, j’ai eu à peu près les MÊMES mots sur mon blog il y a quelques jours. Quelle chance ceci dit d’avoir eu un jardin sous la main, je n’avais qu’un balcon et je me sentais DÉJÀ ultra privilégiée!

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