Ce qui me rend, heureuse.

J’ai regardé un documentaire qui s’appelle « Happy » sur netflix. Oui je sais, c’est un peu cheesy. Mais au delà de faire du bien au moral, c’est surtout un rappel à l’ordre que pour être heureux, il faut un, le vouloir et deux, bien s’y prendre.

Ça parait simple mais au fond, ce n’est pas si évident que ça. Beaucoup de personnes pensent que le bonheur réside en une chose: la réussite sociale (suivie donc d’une supposée reconnaissance). Personnellement, je n’ai jamais eu ce besoin, très certainement car mes parents ne m’ont jamais mis de pression quant aux études que je voulais suivre. La seule chose qui comptait pour eux, c’est que je sois heureuse, peu importe le métier et le salaire. Bref, on n’est pas du tout carriériste dans la famille, ce qui fait de nous, pour une grande partie de la population, des loosers, Ok. D’accord. Ça tombe bien, on a jamais rien eu envie de prouver aux autres. 

Alors oui, évidemment que quand j’habitais à Toronto, dans mon joli appartement et quartier hipster, avec une paie que même pas en rêve je toucherais ici, j’étais HAPPY. Mais je crois que ce qui est important, c’est que j’étais consciente de ma chance. Et j’en ai profité. J’ai vécu le moment présent, j’ai fait un tas de voyages et surtout, j’ai rencontré une foultitude de gens sympas, intéressants, différents, et ce sont bien là, mes meilleurs moments, ceux que j’ai partagés avec des êtres dont j’aurais très certainement ignoré l’existence si je n’étais pas partie. 

Depuis que je suis en France, je n’ai plus les mêmes moyens. Oublie le week end de trois jours à LA, par exemple. Mais ça va, je le vis bien, je me suis adaptée à mon niveau de vie ici. Et j’essaie vraiment de prendre du recul par rapport à l’argent, trop souvent une source d’angoisse, même si je m’en sors sans trop de casse. A contrario, cela ne m’empêche pas d’être généreuse, peu importe mes revenues. Je déteste la radinerie, et je pense réellement que les gens radins le sont tant au niveau financier que sentimental. C’est lié, forcément. 

Quoiqu’il en soit, donner de soi aura toujours plus de valeur. Parce que c’est plus difficile et que ça demande plus d’effort que d’aller acheter une trottinette électrique (ou autre chose, hein, je n’ai rien contre les trottinettes) à 300 balles. Bon, quand on peut faire les deux, tant mieux. Quand j’étais « riche », j’ai offert à ma soeur un billet d’avion pour le Canada et Miami (pendant ses deux semaines à Toronto, on s’est barrées trois jours au chaud) pour ses 30 ans parce que je le pouvais et que surtout, j’étais heureuse de la voir. Et quand j’y repense aujourd’hui, je suis bien contente de l’avoir fait. Là à Noël, on s’est rien offert parce que le mois de décembre était un peu ric-rac (impôt, Urssaf etc.) et qu’on n’avait pas envie de s’acheter des conneries. On se rattrapera plus tard si on peut. Sinon c’est pas grave. On survivra.

D’ailleurs, tu ne trouves pas que parfois, pendant les fêtes, on oublie que l’essentiel c’est pas tant les cadeaux mais le fait de ne pas être seul ? Parce qu’en vrai, c’est ça qui craint. Ça, ou ouvrir des paquets de personnes dont tu as, le reste de l’année, zéro news

Dans le documentaire dont je te parle plus haut, ce qu’il en ressortait, c’est que les personnes truly happy, c’étaient celles qui avaient sans cesse du monde bienveillant autour d’elles.

Et pour moi, c’est une évidence.

Parce que la solitude, c’est le pire qui pourrait m’arriver. Et heureusement, je ne l’ai jamais été. Seule. Célibataire, oui, c’est comment dire… un statut quo chez moi. Mais seule, non. Jamais. 

Même si aller solo dans un café, restaurant, au ciné, etc, je l’ai fait plein de fois, que ça ne me dérange absolument pas car j’ai aussi besoin de ces moments là, parce qu’ils me permettent de me recentrer, de me retrouver avec moi-même, et bien ce que j’aime par dessus tout, c’est être entourée. J’aime l’échange, le vrai, le sincère, celui qui me bouleverse, me fait rire, me rassure, me fait réfléchir. J’aime rencontrer, parfois c’est furtif et d’autres fois c’est pour toute la vie. Et si j’aime vivre en colocation, c’est pas seulement parce que Friends vend clairement le truc, mais parce que j’y trouve mon compte. Et mon bonheur.

Et cet amour et besoin des autres, ne me privent pas de penser sérieusement à partir une semaine seule en retraite yoga/médiation (peut-être surf si je suis assez courageuse) au Maroc, parce que sortir de ma zone de confort, c’est aussi ça ma source d’happiness

Car oui, l’un n’empêche pas l’autre. Heureusement.

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  1. Ah si tu savais comme je partage tes mots…
    Noel et toutes ces fêtes sont avant tout une manière de se retrovuer, soi et les autres, de partager, de rire, d’aimer.
    Les cadeaux au fond on les oublie très vite, ceux sont les souvenirs qui nous donnent le sourire.

  2. Merci de ce post qui est comme toujours tellement inspirant et dans lequel je me retrouve beaucoup. Que cette période de fête vous soit douce à tes proches et toi et qu’elle vous soit synonyme de partage et de joie.
    Et merci aussi de partager ta bienveillance et ta lumière qui, meme si je ne te connais pas, peuvent éclairer certains jours sombres.
    take care.

    1. Merci beaucoup pour tes mots !
      je te souhaite une belle année 2019 avec peu (pas du tout c’est encore mieux) de jours sombres 🙂
      Prends soin de toi aussi.