#1 L’alarme à incendie

Portland, Maine. Octobre 2013.

On est parties trois jours dans la ville du homard [clique sur ce lien pour voir des photos de ouf].

Parce que sache que si tu as la chance d’y aller un jour, tu en mangeras trois fois par jour car oui, à 16$ le plat (avec frites et maïs), tu ne réfléchis pas.  

On avait loué une chambre dans un hôtel bon marché dans le countryside de la ville. On était 5 copines mais pour faire des économies (et parce qu’on y restait que quelques heures), on avait réservé pour 4. On était considérées comme des canadiennes (vu  que l’on était domiciliées à Toronto) donc comme des gens super honnêtes.

Après quelques formalités, on s’est rendues dans nos chambres, et pendant que B. gonflait son matelas, on faisait nos malignes en se disant que l’on était hyper douées dans l’art du mensonge, de l’interprétation.

La nuit se déroulait sans accroc quand vers 3-4 heures du matin, l’alarme incendie s’est mise en route. Du genre qui te réveillerait tout le pays, au moins. Ma première pensée n’a pas été que ma vie pouvait s’arrêter là, dans les flammes de l’enfer, mais qu’ils se rendraient sûrement compte que l’on était cinq et pas quatre et que l’on allait croupir derrière les barreaux d’une cellule américaine dans le fin fond du Maine. Evidemment, ce scénario catastrophe n’a pas eu lieu, au pire nous aurions payé une extra-fee, en négociant d’abord, of course.

Bref.

Tout comme les autres clients de l’hôtel, nous nous sommes dirigées à l’extérieur en attendant que les pompiers vérifient que l’on était hors-danger. Un fois tout sous contrôle, nous sommes rentrées et avons attendu le feu vert pour accéder à nos chambres. Enfin, avant ça, ma copine T. s’est prise en photo avec les pompiers à côté de leur camion, parce que bon, nous étions touristes avant tout.

Dans le hall de l’hôtel, un américain plutôt jeune et plutôt un peu bourré, s’est mis à nous taper la discute. On était certaines que c’était lui qui avait déclenché l’alarme mais comme on n’est pas des balances et que l’on était un peu dans l’illégalité, on a rien dit. Et on est parties se coucher.

 

Autant te dire que vu que la nuit a été courte, le réveil a été difficile. Et une chose est sûr, depuis ce jour-là, j’ai appris que l’on ne peut pas défier le karma. 

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